Mịxtẹ-Ṣịgnalṣ

tissus imprimé, peinture textile, couture, 65x65cm 2020.

Double face : Une première main supportant un papillon,

une main tenant une pousse végétale.

Les ailes de l'insecte, comme les feuilles de la plante possèdent une paire d'yeux, un regard orange fluo perçant.

Le motif des yeux est inspiré d'un thème traité en peinture classique : les yeux de Sainte-Lucie.

Le motif des yeux portés sur un plateau n’apparaît pas avant le 14ème siècle et illustre un aspect tardif de la légende.

Suite à la guérison de sa mère, Lucie fit don de tous ses biens et de sa dot aux nécessiteux. Elle décida de consacrer sa vie aux pauvres. L’homme à qui elle était promise en mariage (contre la volonté de Lucie) n’apprécia pas du tout ce comportement. Il continuait de la presser. Lucie lui aurait demandé pourquoi il tenait tant à elle ; il lui aurait répondu : “Vos yeux !” 
Lucie s’arracha les yeux avec un petit couteau et après les avoir mis sur un plat, elle les porta à tâtons à son fiancé. La Vierge Marie aurait ensuite rendu ses yeux à Lucie.

L'utilisation de ce motif saisissant est aussi un hommage à la volonté et l'insoumission de Sainte-Lucie.

Les yeux de Sainte-Lucie sont aussi le nom adopté pour une forme de coquillages. 

Sainte-Lucie aurait-elle des milliers de paires d'yeux nous observant sous les flots ?

" 𝐿𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑢𝑙𝑎𝑟𝑑𝑠 é𝑡𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑝𝑜𝑟𝑡é𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑠𝑒 𝑑é𝑟𝑜𝑢𝑙𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑙’𝑎𝑡𝑒𝑙𝑖𝑒𝑟.

𝑃𝑎𝑟𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑒𝑠 (𝑖𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑗’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 é𝑐𝑟𝑖𝑡𝑒𝑠) 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑟é𝑝é𝑡é𝑠 𝑎𝑢𝑝𝑎𝑟𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡. 𝐷𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑠 (𝑝𝑙𝑖𝑎𝑔𝑒𝑠, 𝑑é𝑝𝑙𝑖𝑎𝑔𝑒𝑠, 𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡) 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑝-𝑢𝑝𝑠 𝑣𝑖𝑠𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝟻 𝑠𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑒𝑠. 𝑃𝑢𝑖𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑢𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒𝑛𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑠𝑠𝑒𝑧 𝑏𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑢𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑜𝑢𝑙𝑎𝑟𝑑𝑠 𝑎𝑢𝑥 𝑣𝑖𝑠𝑖𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠. 𝐼𝑙 𝑦 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑝𝑎𝑖𝑛𝑠 é𝑡𝑢𝑑𝑖𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠𝑡𝑒𝑠, 𝑐𝑜𝑙𝑙è𝑔𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙, 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑖𝑠𝑖𝑛𝑠 (𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛𝑠 à 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑓𝑒𝑛ê𝑡𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑎𝑣𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑é𝑗à 𝑣𝑢 𝑙𝑒𝑠 𝑟é𝑝é𝑡𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡), 𝑙𝑒𝑠 𝑔é𝑟𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑’𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑎𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒, 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑠. 𝑉𝑢 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑥𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑚é𝑡é𝑜 𝑛𝑜𝑢𝑠 é𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑑’𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 : 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛 𝟽𝟶 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒𝑠 (𝑝𝑒𝑢𝑡-ê𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠).

 

𝑃𝑢𝑖𝑠, 𝑙𝑒 𝑐𝑖𝑒𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑔𝑟𝑖𝑠, 𝑡𝑟è𝑠 𝑔𝑟𝑖𝑠. 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝑗’𝑎𝑖 𝑒𝑛𝑓𝑖𝑙é 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑏𝑟𝑎𝑐𝑒𝑙𝑒𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑟𝑒𝑙𝑜𝑡𝑠. 𝐽’𝑎𝑖 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟è𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑟𝑖𝑔é𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑎𝑣é𝑠 𝑏𝑙𝑒𝑢𝑠.
𝐹𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑐, 𝐸𝑚𝑚𝑦 𝑎 𝑙𝑎𝑛𝑐é 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑚𝑜𝑢𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑛𝑐𝘩𝑎î𝑛é 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑜𝑢 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑠𝑦𝑛𝑐𝘩𝑟𝑜𝑛𝑖𝑠é𝑠. 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑏𝑟𝑎𝑐𝑒𝑙𝑒𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑔𝑟𝑒𝑙𝑜𝑡𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑡𝑖𝑛𝑡𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖è𝑟𝑒𝑠 𝑔𝑜𝑢𝑡𝑡𝑒𝑠. 𝐼𝑙 𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐é  à 𝑝𝑙𝑒𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟. 𝑃𝑙𝑢𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑐𝘩𝑜𝑟é𝑔𝑟𝑎𝑝𝘩𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑖𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑜𝑠𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡, 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑖𝑡𝑖é.

𝐿𝑒 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑚𝑜𝑢𝑣𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟é 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑔𝑟ê𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎 𝑡𝑟𝑒𝑚𝑝é𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡ê𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑖𝑒𝑑𝑠 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑟é𝑓𝑢𝑔𝑖é𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑐𝑎𝑑𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒. 𝐶’é𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑏𝑜𝑢𝑞𝑢𝑒𝑡 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙 !"

𝐸𝑥𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑑'𝑢𝑛 𝑡𝑒𝑥𝑡𝑒 é𝑐𝑟𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑀𝑎𝑟𝑔𝑢𝑒𝑟𝑖𝑡𝑒 𝑆𝑜𝑢𝑙𝑖𝑒𝑟, 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑖𝑠𝑠𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙'𝑒𝑥𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛.

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